AUTEUR : Charles MAZEROLLES ♦ DATE PUBLICATION : 3 octobre 2026
Le 15 septembre dernier, était présenté le tout nouveau Baromètre Horizon IA 2026 : Talents & Territoire au sein de l’espace de coworking Sceaux Smart.
Cette initiative est partie d’un constat simple entre Valérie Andrade (fondatrice de Sceaux Smart), Jacqueline Noyer (Illustra Learning) et Marie Bizet (Doing Good) : qu’on le veuille ou non, l’IA est en train de modifier en profondeur notre relation au travail.
Alors autant essayer d’en comprendre plus finement les dynamiques actuelles, en interrogeant directement les actifs. L’enquête en ligne a recueilli 170 réponses entre avril et juin 2026 auprès de professionnels, dirigeants, salariés et indépendants répartis sur 11 communes du 92.
La soirée de restitution a réuni des citoyens, des élus (Philippe Laurent, Maire de Sceaux) et des experts (Laurence Devillers, Professeure à Sorbonne Université – Florence Presson, adjointe au maire de Sceaux déléguée à la décarbonation), autour des impacts concrets de l’intelligence artificielle sur le bassin d’emploi du sud francilien.
Trois volets d’enseignements du Baromètre
1. L’esprit critique, une valeur partagée, mais pas encore une pratique
Près de deux tiers des répondants placent l’esprit critique en tête de leurs préoccupations, mais seuls 13% recoupent systématiquement les réponses de l’IA, et près d’un sur deux a déjà suivi la machine contre son intuition première. On assiste donc à une forme de “délestage cognitif”.
2. La confiance en soi, un travail à part entière
Se sentir plus efficace grâce à l’IA ne rend pas les personnes qui l’utilisent plus confiantes. La confiance durable ne provient pas de l’outil et de ses réponses, mais de la posture active adoptée face à lui. Elle se construit par la connaissance de ses propres forces et talents, et l’outil IA doit être utilisé comme un partenaire exigeant et non comme une béquille.
3. Une conscience écologique ancrée
L’impact environnemental de l’IA (consommation d’eau, d’électricité et boom des datacenters) amène plus d’un tiers des répondants à accepter une nécessaire évolution de leurs pratiques. La sobriété numérique est affirmée comme une condition incontournable de l’acceptabilité sociale de ces technologies.